La sécurité informatique

Description, analyse et étude de la sécurité dans l'informatique.

18 mars 2008

Le secret du succès des bons responsables sécurité

Forrester Research décrit le RSSI idéal. Celui-ci doit afficher un solide sens moral qui servira d'exemple à toute l'entreprise. Plutôt qu'un technicien hors pair, il doit comprendre les enjeux techniques et évoluer vers la gestion des risques de l'entreprise.

En témoigne la crise récente de la Société Générale, le rôle d'un responsable de la sécurité devient de plus en plus complexe, qu'il s'agisse d'empêcher la fuite de données ou de maîtriser les problématiques de conformité réglementaire. Face à ces défis permanents, certains RSSI (Responsable de la Sécurité des Systèmes d'Information) réussissent mieux que d'autres, selon une étude récente de Forrester Research. Le cabinet d'analystes a identifié sept caractéristiques qui font que certains RSSI réussissent mieux que d'autres. Au-delà des conseils auxquels on pouvait s'attendre (avoir une relation étroite avec son employeur, faire de la sécurité une question omniprésente à l'échelle de l'organisation toute entière), plusieurs caractéristiques inattendues sont apparues lors de l'enquête menée par Forrester.

Une boussole morale est la clé du succès
La découverte majeure est que les responsables sécurité réellement efficaces doivent avoir une solide boussole morale qui leur permette de susciter l'adhésion autant par l'exemple que par le respect qu'inspire leur mandat. « On s'attend à ce qu'un RSSI ait une certaine expertise technique, mais c'est sa personnalité qui fait la réussite, déclare Khalid Kark, analyste chez Forrester et rédacteur de l'étude. « Avoir l'intégrité, la visibilité, et faire en sorte que les gens sachent qu'en tant que personne vous ferez toujours ce qu'il faut faire, est d'une grande importance quand on vous fait confiance pour protéger une grande quantité d'informations sensibles ».

Savoir instinctivement ce qu'il faut faire
D'autres responsables peuvent peut-être se permettre d'agir dans le dos de certaines personnes afin d'accomplir leur tâche, mais les RSSI qui veulent gagner le respect nécessaire afin de mener leur travail le plus efficacement possible, doivent diffuser l'image d'une personne à l'indéniable fiabilité. « C'est la caractéristique que beaucoup de gens valorisent vraiment dans un RSSI. Or, un des problèmes des RSSI est que cela prend du temps de bâtir la confiance, mais si vous avez la bonne boussole morale, et que vous savez instinctivement ce qu'il faut faire, vous irez plus vite, affirme Khalid Kark

Savoir équilibrer les rôles
Afin de gagner cette confiance, il faut aussi travailler avec la « psyché de l'entreprise » tout en équilibrant ses rôles de gendarme et de politique. Autres points clés pour réussir, avoir la flexibilité suffisante pour chercher des solutions créatives, et aller vite d'un projet à l'autre, tout en restant aussi patient que possible, et diriger la sécurité comme si c'était une unité d'affaires. Ce dernier talent réclame la capacité de réunir beaucoup de données sur la sécurité et les réglementations, ainsi que de savoir comment les utiliser afin de défendre les budgets et les projets correspondants.

Aider les autres à prendre des responsabilités
Un des traits les plus importants de n'importe quel RSSI, déclare Khalid Kark, est de se comporter en « faiseur de roi », quelqu'un qui aide les autres à améliorer leurs propres compétences en agissant en mentor, plutôt qu'en régulateur draconien qui donne simplement des ordres et qui s'attend à ce qu'ils soient exécutés. « Les RSSI ont besoin d'aider d'autres personnes à réussir et à prendre des responsabilités. Cela devrait faire partie de leur stratégie de sécurité globale ». Un talent associé consiste à ne pas jouer au jeu de la de critique. « Les RSSI doivent être prêts à assumer une grande partie du blâme lorsque les choses tournent mal, même si c'est la faute de quelqu'un d'autre. Il ne faut pas tout accepter, mais si vous pouvez prendre le blâme sur vous et utiliser cela pour travailler sur des questions qui améliorent la situation globale de l'organisation, c'est une chose à faire ». 

Des compétences techniques très évoluées remises en question
Un aspect que Forrester ne cite pas comme critique est d'avoir un niveau élevé de compétences techniques. "Certains ont dit oui, et d'autres ont dit non. Il s'agit là d'un vieux débat. La clé, je crois, est qu'il faut absolument avoir la capacité de comprendre des données techniques, mais vous n'avez pas forcément besoin des compétences pratiques, résume Khalid Kark. Beaucoup de RSSI qui réussissent dans leurs fonctions, ne se concentrent pas sur des questions opérationnelles telles que la gestion des pare-feu, mais ils ont besoin d'être prêts à définir une politique de sécurité et à élaborer la position de leur société vis-à-vis des risques.

Une approche du haut vers le bas
"En fait, de nombreux RSSI qui ont des compétences techniques soutiennent que leurs connaissances les conduisent souvent à s'embourber dans trop de décisions opérationnelles et de projets ». Indépendamment des capacités techniques d'un RSSI, Khalid Kark estime qu'il va devenir de plus en plus important pour les responsables sécurité de s'éloigner d'une approche « du bas vers le haut » de la sécurité, où l'accent est mis sur les outils à utiliser, pour aller vers une approche « du haut vers le bas » menée par la gestion des risques et les concepts de gouvernance. "Ces cadres doivent évoluer depuis l'expertise opérationnelle vers un rôle de penseur stratégique, du rôle de policier à celui d'un conseiller digne de confiance». «Ils doivent se considérer davantage comme un consultant, par opposition à un auditeur, et évoluer de spécialiste de la sécurité informatique à généraliste des risques de l'entreprise."

Source

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20 novembre 2007

Administrateur systèmes et réseaux

Administrateur systèmes et réseaux Conditions de travail Des responsabilités variables

Suivant l'organisation et l'importance de son employeur, les fonctions de l'administrateur sont plus ou moins étendues. Il peut intervenir dès la conception du réseau ou sur un réseau déjà en place. Selon les cas, il appartient à la direction de l'exploitation, à la direction informatique, à une équipe de supervision du réseau ou bien exerce sous la responsabilité d'un directeur technique.

                                Un trait d'union

En interne, l'administrateur collabore étroitement avec les ingénieurs systèmes et réseaux et avec le responsable télécoms ou exploitation. Il leur signale les disfonctionnements et peut leur suggérer des modifications à apporter au réseau. Il anime parfois une équipe de techniciens. En externe, ses relations avec les fournisseurs lui permettent de rester au fait des évolutions.

                                À toute heure

Pour assurer une qualité de service constante, l'administrateur réseau est parfois soumis à des astreintes, soirs et week-ends. Cette permanence est d'autant plus nécessaire dans les structures nécessitant une garantie de fonctionnement permanent : banques, hôpitaux...
       

   

       

Vie professionnelle Des places à prendre

La généralisation des réseaux informatiques locaux, le développement de l'internet, et du commerce électronique promettent de beaux jours à cette spécialité. Au nombre des employeurs : les PME (petites et moyennes entreprises), les grandes entreprises (grande distribution, constructeur automobile, agences de presse...), les administrations, les installateurs, les sociétés de télécoms ou encore les sociétés de services en ingénierie informatique (SSII).

                                Priorité à l'expérience

Il arrive que les administrateurs débutants soient de jeunes diplômés, mais le plus souvent ce sont des professionnels ayant une bonne pratique des environnements informatiques. Grâce à leur expérience, ils maîtrisent à la fois l'expertise technique et les aspects de gestion.

                                Un panel d'évolutions

Un administrateur expérimenté peut naturellement se tourner vers des fonctions de responsable télécoms ou d'architecte réseau, mais aussi de consultant, de technico-commercial ou d'ingénieur d'affaires.

                               

                                    Rémunération                                     
                                    

Salaire du débutant

Technicien : 2 300 euros brut/mois. Ingénieur, environ 3 000 euros brut/mois.
                                       

   

       

Compétences Une double compétence

L'administrateur a une bonne connaissance des réseaux iques (matériels de câblage, transmission, routage, protocoles de communication...), mais aussi des systèmes d'exploitation. De fait, les solutions réseaux sont de plus en plus complexes et font aujourd'hui appel au système dans son ensemble. Il est impératif pour lui de suivre les évolutions technologiques.

                                Des qualités relationnelles

En contact avec les constructeurs et les prestataires extérieurs (fournisseurs, opérateurs), il possède un bon sens de la communication, du service et de la persuasion. Il sait trouver sa place au sein d'équipes pluridisciplinaires (ingénieur, technicien...). À l'écoute des utilisateurs, il cerne leurs attentes et peut être amené à les former.

                                De la méthode

Pour exercer ce métier, il faut témoigner d'une grande rigueur et d'une faculté d'analyse développée. Autonome, c'est avec rapidité et sang-froid que l'administrateur réagit face aux différents incidents liés au réseau.
       

Accès au métier    

De deux à cinq ans de formation

                               

Ce métier peut s'exercer avec différents niveaux de formation. Tout dépend de l'importance du réseau à administrer.

                                Avec un diplôme de niveau bac + 2 ou bac + 3, il est possible de se forger une première expérience en gérant un réseau local au sein d'une PME. À bac + 2 : DUT réseaux et télécommunications ; BTS informatique de gestion, option administrateur de réseaux locaux d'entreprise. Poursuite encouragée en licence professionnelle (un an après bac + 2) : réseaux et télécommunications, option administrateur de réseaux ou option conception et administration de systèmes d'information en réseau... Certains CFA proposent des formations de techniciens supérieurs en administration de réseaux. Avec un diplôme de niveau bac + 5, le débutant peut prétendre à davantage de responsabilités et travailler sur des réseaux étendus et complexes. À l'université : master professionnel ou master recherche (par exemple, spécialité ingénierie des réseaux ou spécialité systèmes, réseaux et architecture). En écoles d'ingénieurs, un diplôme orienté réseaux : ENSEEIHT à Toulouse, ENST Bretagne, EFREI à Paris, ENSIMAG à Grenoble, ESIEE à Noisy-le-Grand (93)...

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Al-K-Traaz


Source ONISEP

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Expert(e) en sécurité informatique

Expert(e) en sécurité informatique Nature du travail Traquer les points faibles

Au cours de son diagnostic, l'expert en sécurité informatique étudie le système d'information dans sa globalité. Afin de proposer la sécurité maximale (la protection contre les attaques, mais aussi la confidentialité), il cherche avant tout à identifier les points faibles du système. Il est parfois secondé par des                                 hackers éthiques, des professionnels de l'intrusion.

                                Protéger les informations

En lien avec les informaticiens et les responsables des services concernés, l'expert définit une stratégie de sécurité adaptée aux besoins et à la culture de l'entreprise. À l'arrivée, c'est un panel de procédures qui va de la gestion des mots de passe à la cryptologie (chiffrer et déchiffrer les messages sortants et entrants), en passant par les pare-feu, les antivirus, la limitation des accès au réseau en cas d'informations stratégiques, etc.

                                Jouer les interfaces

Pour faire évoluer les solutions, l'expert suit au plus près le droit et les réglementations spécifiques et s'informe sur les nouvelles technologies. Sensibiliser les utilisateurs et les directions aux règles et aux enjeux de sécurité s'avère également primordial.

   

       

Conditions de travail Auprès des entreprises

Salarié dans une SSII, cet expert effectue des missions d'audit (d'évaluation) auprès des entreprises. Il travaille en étroite collaboration avec les différents spécialistes du système d'information : ingénieurs système, ingénieurs réseau, architectes et administrateurs des bases de données. Opérationnel avant tout, il a en charge l'installation des systèmes de protection.

                                Responsable en interne

Employé dans une société utilisatrice, il porte le nom de responsable de la sécurité des systèmes d'information (RSI). Il a plutôt un rôle de chef de projet, un contrôleur qui définit des procédures et les règles à respecter, qui assure une veille.

                                Confirmé, certifié

Ce poste, surtout en interne, est en général réservé à des informaticiens confirmés. Certaines grandes sociétés exigent, pour l'expertise de la sécurité de leur système d'information, des informaticiens titulaires du CISA (certificat international d'auditeur des systèmes d'information), délivré par l'Association française de l'audit et du conseil informatiques (Afai) ou du AIC (auditeur interne certifié) attribué par l'Ifaci/Institut de l'audit interne.
       

   

       

Vie professionnelle Le vent en poupe

Complexification et ouverture toujours plus grandes du système d'information de l'entreprise, multiplication des menaces : la sécurité des applications et des données devient une préoccupation majeure des entreprises, voire un enjeu stratégique. Ce qui explique que les spécialistes de la sécurité soient aujourd'hui fort recherchés, faisant presque figure de perle rare dans le secteur informatique.

                                Sur tous les fronts

L'expert est employé par les sociétés utilisatrices (notamment dans les banques, les organismes financiers, l'industrie, les biotechnologies, les NTIC, les entreprises de taille importante...), mais aussi par les SSII, avec le recours aux prestations externalisées (l'infogérance).

                                Toujours plus expert

Après quelques années de terrain, plusieurs évolutions sont possibles pour cet expert en sécurité : prendre la responsabilité d'une équipe d'experts ou encore la direction d'un système d'information.

                               

                                    Rémunération                                     
                                    

Salaire du débutant

Très variable selon l'entreprise et la mission. Pour un débutant, de 2 200 euros à 3 000 euros net/mois.
                                       

   

       

Compétences Compétences à entretenir

Sécurité, système et réseaux : voilà le trio gagnant pour l'expert en sécurité informatique. De solides connaissances techniques dans le développement système, l'administration des réseaux et les normes de sécurité lui seront en effet demandées. Et bien sûr d'entretenir en permanence ses compétences !

                                Une vision d'ensemble

Pour arriver à une parfaite étanchéité des réseaux, il doit également posséder une vision synthétique et globale du système d'information, des processus de l'entreprise et des profils utilisateurs, externes ou internes. Une condition pour mieux prendre du recul et anticiper.

                                Dynamique et diplomate

Disponible et réactif, il est capable d'analyser rapidement les situations, prêt à intervenir en cas de crise. Rigoureux, l'organisation et la gestion de projets font partie de son quotidien. Bon communicant et pédagogue, il sait justifier les règles qu'il impose et les faire passer auprès des utilisateurs, même si elles font parfois figure de contraintes...
       

Accès au métier    

Une spécialisation encore rare

                               

En général, ce poste d'ingénieur est réservé à des informaticiens confirmés. Certains étudiants de niveau bac + 5 (diplôme d'ingénieur ou master) possédant une spécialisation en sécurité des systèmes d'information accèdent à des postes d'auditeur ou de consultant sécurité. Les formations en la matière restent relativement peu nombreuses.

                                Quelques grandes écoles d'ingénieurs généralistes proposent une spécialisation en informatique. Elles sont accessibles sur concours après le bac, une e prépa ou en admission parallèle (avec une licence ou une 1re année de master). Parmi celles qui offrent une option sécurité, citons : les ENSI de Bourges et Caen, l'UTT de Troyes, l'ESIEA de Paris, l'ENST de Bretagne, Télécom ENST de Paris... Au nombre des écoles spécialisées en informatique, mentionnons l'EPITA à Villejuif (94) et 3IL à Limoges. À l'université, après un diplôme de niveau bac + 3 du domaine informatique, poursuivre avec un master professionnel ou recherche, en deux ans. Exemples : le master pro mention informatique : cryptologie et sécurité informatique (Bordeaux 1) ; sécurité des systèmes informatiques, évaluation du risque (Rouen) ; management de la sécurité des systèmes industriels et des systèmes d'information (Poitiers) ; cryptologie, sécurité et codage de l'information (Grenoble 1)...

Al-K-Traaz

Posté par Al_K_Traaz à 10:35 - Emplois dans la sécurité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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